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Accueillir une nouvelle plante

Plantes en pot devant fenêtre
J'ai ma plante et maintenant je fais quoi ?

Ça y est, vous avez franchi le cap et vous avez votre nouvelle plante chez vous ! Alors, on fait quoi maintenant ?

  • Posez votre plante à son emplacement prévu et laissez la tranquille (pas d’engrais et arrosage prudent).
  • Pendant ces premiers jours d’adaptation, observez comment votre plante réagit.
  • Si tout va bien, je conseille de rempoter (voir ci-dessous comment faire), généralement dans un pot de la même taille voire légèrement plus grand (1 cm de diamètre supplémentaire est largement suffisant).
  • Si au contraire, vous constatez des feuilles comme brûlées, votre exposition au soleil est probablement trop importante, déplacez votre plante dans une zone plus ombragée.
  • Si les feuilles sont molles deviennent jaunes ou flétrissent, c’est peut-être un problème d’arrosage ou de températures trop changeantes (attention aux courants d’air !)
Pourquoi rempoter ou repiquer ?
Le rempotage (action de transférer la plante dans un pot légèrement plus grand) et le repiquage (action de changer la plante de pot sans en changer la taille) sont des étapes nécessaires et régulières dans la vie d’une plante, voici les causes courantes qui nécessitent de s’atteler à cette tâche :
  • Vous venez d’acheter votre plante et vous voulez vous assurez à la fois de la qualité du terreau et de l’état des racines.
  • La plante a dépassé son pot actuel et les racines remplissent complètement le pot et commencent à devenir enchevêtrées ou à sortir par les trous de drainage.
  • Il faut renouveler le substrat qui, au fil du temps, peut devenir compact, et pauvre en nutriments.
  • On souhaite que la plante continue sa croissance et son développement.
  • Le pot ou le substrat actuel provoquent des problèmes de drainage.

Plante en cours de rempotage
Zamioculcas en cours de rempotage
Les étapes à respecter pour un rempotage réussi
  • Préparez le nouveau pot et assurez-vous qu’il est propre et désinfecté pour éviter la propagation de maladies.
  • Préparez le substrat et faites en sorte qu’il soit légèrement humide avant de l’utiliser.
  • Tirez légèrement sur la plante et tapotez ou pressez doucement le pot en l’inclinant pour libérer la plante.
  • Examinez la motte et n’hésitez pas à mettre votre nez très près de la terre : vous devez avoir une odeur d’humus mais ça ne doit surtout pas sentir mauvais ! Des racines pourries dégagent une très mauvaise odeur. Si c’est le cas, nettoyez bien toutes les racines, coupez proprement toutes celles qui sont abîmées et changez l’intégralité de votre substrat.
  • S’il n’y a pas de mauvaise odeur, démêlez légèrement et délicatement les racines.
  • Continuez en tapissant le fond du pot avec une couche drainante à base de pouzzolane, billes d’argile, graviers, etc.
  • Puis ajoutez une couche de substrat au fond du nouveau pot et placez la plante au centre en veillant à ce que le sommet de la motte soit au même niveau ou légèrement plus bas que le haut du pot.
  • Remplissez les côtés avec du substrat frais tout en tassant légèrement pour éliminer les poches d’air.
  • Arrosez ensuite la plante doucement et vérifiez bien que l’eau s’écoule librement par les trous de drainage
  • Laissez la plante s’égoutter complètement avant de la mettre dans un cache pot ou sur une soucoupe.
  • Si vous le souhaitez, vous pouvez terminer en recouvrant votre substrat d’un paillage minéral ou organique.

Pour vous guider dans le choix du pot, du substrat et du paillage, consultez notre article “Petit guide terreaux et pots” !

Les fréquences d’arrosage

L’arrosage est très souvent le point le plus difficile à maîtriser. En effet, même en suivant les informations données pour votre plante, c’est un sujet qu’il vous faudra adapter à votre environnement et à la saison : ce qui marche pour votre voisin ne fonctionnera peut-être pas pour vous ! Mon meilleur conseil est d’y aller progressivement et de suivre de près les réactions de la plante tout en restant prudents : des feuilles molles peuvent aussi bien être la conséquence d’un manque d’eau que d’un trop-plein d’eau !

Comment savoir alors ? Le premier réflexe est de savoir d’où votre plante est native :

  • d’une zone tropicale ? Il est fort probable que votre plante aime une humidité constante sans pour autant avoir les pieds dans l’eau ;
  • d’une zone méditerranéenne ? Vous aurez une plante plutôt résistante à la sécheresse qu’il faudra arroser rarement mais abondamment ;
  • d’une zone tempérée ? Ici, il vous faudra un arrosage régulier mais vous pourrez laisser la terre sécher sur quelques centimètres entre deux apports d’eau.

 

Brumisation d'une plante verte
Arrosage d'une plante verte
Les manières d’arroser
  • Par le dessus : Avec un arrosoir à bec fin, de préférence en évitant de mouiller les feuilles. Arrosez lentement voire en plusieurs fois surtout si la terre est très sèche, pour lui laisser le temps de s’imbiber intégralement.
  • Par le dessous : ici, vous mettez un fond d’eau dans la soucoupe de votre pot ou dans une bassine et vous laissez boire votre plante par capillarité, c’est une méthode un peu lente car vous devrez attendre que l’eau atteigne la surface de la terre mais particulièrement efficace notamment avec des pots en terre cuite brute.
  • En bain : Cette méthode consiste à immerger la totalité du pot voire de la plante dans l’eau et de l’y laisser tant que des bulles remontent à la surface. Attention, cette façon de faire ne convient pas à toutes les plantes et il faudra avoir de préférence un paillage minéral un peu lourd afin de maintenir la terre en place.
  • En douche : certaines plantes apprécient une petite douche tiède de temps en temps, cela permet de les débarrasser de certains parasites et de la poussière qui s’accumule sur leurs feuilles.
  • En brumisant : à l’aide d’un pulvérisateur, cela permet de créer une humidité ambiante que les plantes tropicales adorent. Attention cependant, certaines plantes apprécient cette brumisation sur leurs feuilles mais pas sur leurs fleurs !


Quelque soit la méthode que vous utilisez, laissez toujours la plante s’égoutter avant de la remettre dans son cache pot ou sur sa soucoupe et ne négligez surtout pas le drainage qui se fait en 2 étapes : la première consiste à disposer au fond du pot une couche drainante, la seconde, à choisir un pot percé par au moins un trou !


Et quelle eau utiliser ? Le mieux reste l’eau de pluie car les plantes n’aiment pas vraiment le calcaire et le chlore de nos eaux du robinet. Privilégiez également une eau à température ambiante voire tiède pour certaines plantes.

Luminosité et température

Comme pour l’arrosage, ce paramètre important est fortement influencé par l’origine de la plante :

  • zone tropicale ? De la lumière oui mais tamisée, une température chaude et constante et surtout sans courants d’air ;
  • zone méditerranéenne ? Beaucoup de lumière voire du plein soleil, une température qui peut varier mais qui généralement doit éviter de passer sous les 0°C ;
  • zone tempérée ? Une lumière et une température douces comme celle des matins d’été seront les plus adaptées pour ce type de plante.


Méfiez-vous des indications soleil, mi-ombre et ombre, elles sont peu précises et de par ma propre expérience, rarement justes car les notions de luminosité sont bien différentes suivant que votre plante est à l’extérieur ou à l’intérieur !


Évitez aussi de mettre directement au soleil une plante qui sort de serre, c’est le meilleur moyen de brûler ses feuilles : les UV sont tout aussi agressifs pour les plantes que pour nous. Habituez-les progressivement même pour celles qui doivent supporter le plein soleil estival !

Sanseveria en pot de terre cuite devant rideau avec paillage minéral
Plante en pot de terre cuite avec engrais en granulats
De l’engrais ou pas ?

Théoriquement, si vous avez le bon arrosage, le bon emplacement et le bon substrat, vous ne devriez pas avoir besoin de recourir à des apports organiques ou minéraux. Mais, cela reste théorique et certaines plantes, notamment pour leur floraison, auront besoin d’un petit cocktail de vitamines pour rester belles. Personnellement je gère donc l’engrais au cas par cas et en fonction de l’état de santé de la plante mais je n’en utilise jamais dans le but de faire croître la plante plus vite !

Conclusion

Accueillir une nouvelle plante chez soi est une aventure enrichissante qui commence dès l’instant où vous la posez à son nouvel emplacement. En suivant ces étapes simples mais cruciales – observation initiale, rempotage adéquat, arrosage attentif, gestion de la luminosité et de la température, et apport d’engrais – vous donnerez à votre plante toutes les chances de prospérer. N’oubliez pas que chaque plante est unique et que votre attention et vos soins attentifs feront toute la différence. Prenez bien le temps de comprendre les besoins spécifiques de votre plante et elle vous récompensera par sa beauté et sa vitalité. Bonne culture !